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La Mise en Place de Système Efficace de Sécurité Sanitaire des Aliments

Bangkok, Thaïlande
12 - 14 octobre 2004

 

GF3 forum électronique

Troisieme Forum Mondial - Projet de proposition de themes

Ces thèmes sont présentés sans ordre particulier de priorité.

  1. Tirer bénéfice de nouveaux systèmes nationaux de sécurité alimentaire - réduire les risques liés aux aliments
  2. Sécurité sanitaire des aliments - faire plus avec moins
  3. Faire face aux risques liés à l'alimentation, émergents et oubliés
  4. Systèmes de sécurité sanitaire des aliments - un regard renouvelé sur la production (rurale) à petite échelle
  5. Utiliser la chaîne alimentaire pour promouvoir la sécurité sanitaire des aliments
  6. Mesures de sécurité fondées sur des données scientifiques
  7. Utilisation de l'évaluation des risques en santé sanitaire des aliments (proposition faite pour le GF-1 révisée)

1. Tirer bénéfice de nouveaux systèmes nationaux de sécurité alimentaire - réduire les risques liés aux aliments

En raison de la variété des sources potentielles de contamination dans la chaîne alimentaire, il n'est pas réaliste d'envisager dans le proche avenir une situation où l'alimentation ne sera pas cause de maladie. Bien que de nombreuses avancées au cours du vingtième siècle ont permis d'effectuer des améliorations régulières au niveau de la sécurité de nombreux aliments, les maladies transmises par les aliments restent une cause importante de morbidité et de mortalité tant dans les pays développés que bien entendu dans le monde en développement. Dans certaines régions, les données disponibles semblent indiquer que le fardeau des maladies émergentes et réémergentes tendrait à augmenter, tandis que le fardeau des maladies liées à la contamination d'origine chimique reste essentiellement encore inconnu.

Le nouveau cadre des systèmes de sécurité sanitaire des aliments promu par la FAO et l'OMS, et déjà mis en œuvre dans de nombreux pays, s'oriente particulièrement vers une analyse des risques pour la santé humaine liés à l'alimentation, et des meilleurs moyens d'éviter de tels risques. Le cadre présuppose aussi une collaboration améliorée entre les secteurs gouvernementaux chargés de la santé, de la production alimentaire et des produits de base. Le partage des expériences concernant les stratégies de gestion des risques liés aux aliments dont le but est le contrôle ou la réduction du risque de maladie semblerait de ce fait pertinent à l'heure actuelle, en mettant notamment en exergue l'application de cette expérience aux pays en développement.

2. Sécurité sanitaire des aliments - faire plus avec moins

Dans de nombreux pays, il faut encore établir des programmes plus efficaces de contrôle de la sécurité des aliments, souvent dans une situation de restriction des fonds disponibles pour ce faire. Les systèmes nationaux peuvent ainsi bénéficier d'activités internationales importantes dans ce domaine. Entre autres exemples:

  • établir les priorités à base d'évaluations des risques;
  • utiliser à bon escient les avis scientifiques internationaux, par ex. du JECFA ou du JEMRA;
  • intégrer les normes et lignes directrices du Codex dans la législation nationale;
  • développer des programmes de conformité plus ciblés;
  • faire le meilleur usage de ressources de laboratoire onéreuses;
  • utiliser de nouveaux systèmes de présentation de rapports et de gestion électroniques;
  • appliquer une méthodologie normalisée, etc.

Le partage des expériences entre les pays dans ces domaines représenterait un exercice de répartition des coûts véritablement international, avec des bénéfices directs pour la santé alimentaire au niveau des pays, ainsi que pour la sécurité alimentaire liée au commerce international.

3. Faire face aux risques liés à l'alimentation, émergents et oubliés

Les maladies d'origine alimentaire représentent un problème de santé publique mondial de grande ampleur, en raison du large éventail des risques liés aux aliments. Depuis quelques années, de nouveaux risques liés aux aliments ont fait leur apparition - notamment de (nouveaux) micro-organismes importants, tels que E. coli O157 ou Salmonella typhimurium DT104 multirésistant, ainsi que de nouveaux risques d'origine chimique tels l'acrylamide, dont on sait à présent qu'elle se forme dans certains aliments à des températures très élevées. Simultanément, un certain nombre de problèmes bien connus liés aux aliments, mais peu étudiés, restent préoccupants dans de nombreuses régions du globe. L'importance des virus et parasites, mais aussi le réel fardeau des risques alimentaires chimiques cancérogènes est souvent mal reconnue. L'existence de systèmes de sécurité sanitaire des aliments en mesure de renforcer les activités dans ces domaines émergents demande un effort concerté basé sur la reconnaissance des efforts et initiatives déjà existants.

4. Systèmes de sécurité sanitaire des aliments - un regard renouvelé sur la production (rurale) à petite échelle

Tandis que de nombreux systèmes de réglementation traditionnels, y compris les systèmes exportés aux pays en développement, sont basés sur une certaine structure de production des aliments, de nouveaux problèmes dans certaines régions du monde ont révélé que ces systèmes traditionnels ne sont pas en mesure de gérer de tels problèmes avec efficacité lorsqu'ils font partie d'une structure de production des aliments à petite échelle. Les systèmes de production dans lesquels la chaîne du producteur au consommateur est très courte, ou lorsque les marchés d'animaux vivants représentent la principale chaîne de distribution, ne sont pas bien couverts par les systèmes de réglementation alimentaire habituels. L'expérience en provenance des pays qui ont renouvelé leurs efforts pour assurer la sécurité alimentaire dans les systèmes de production rurale à petite échelle devrait également être partagée afin de renforcer ce secteur qui joue un rôle d'importance croissante pour la sécurité alimentaire.

5. Utiliser la chaîne alimentaire pour promouvoir la sécurité sanitaire des aliments

Depuis quelques années, les incidents liés à la sécurité sanitaire des aliments ont mis en lumière le fait que les questions de sécurité sanitaire des aliments devaient être traîtées tout au long de la chaîne alimentaire, de façon systématique et compréhensive. De nombreux pays ont reconnu l'importance de l'utilisation de la chaîne alimentaire, et ont mis en œuvre des programmes pour promouvoir cette façon d'aborder la question dans leurs systèmes alimentaires.

Aux fins de la sécurité sanitaire des aliments, il est généralement accepté aujourd'hui que la chaîne alimentaire comprend tous les aspects de la production des aliments, dont le fourrage pour les animaux, les traitements chimiques lors de la production et après la récolte, allant même jusqu'à la terre et l'eau au lieu d'origine des aliments. Les valeurs nutritionnelles peuvent aussi varier d'une espèce à l'autre et dans différentes conditions de croissance, ce qui implique une différence du niveau nutritif que l'on peut attendre des aliments de différentes provenances. L'utilisation de la chaîne alimentaire doit aussi prendre en compte la production et les systèmes de distribution urbains et péri-urbains qui donnent lieu à des problèmes spécifiques en partie dus aux conditions exiguës de production, à la proximité des habitations, au manque d'assainissement adéquat, à l'utilisation d'eau insalubre, et à l'absence de systèmes de soutien technique agricole normaux.

6. Mesures de sécurité fondées sur des données scientifiques

L'accord SPS de l'OMC a souligné le fait que les mesures de sécurité sanitaire des aliments doivent se fonder sur des données scientifiques. La Commission du Codex Alimentarius a également souligné que les normes et autres textes du Codex doivent se fonder sur des données scientifiques et prendre en considération, le cas échéant, d'autres facteurs légitimes ayant rapport à la protection de la santé des consommateurs et à l'assurance des pratiques loyales dans le commerce alimentaire.

Au niveau national, de nombreux pays ont mis en place des comités scientifiques et des groupes d'experts pouvant fournir aux gestionnaires des risques les avis leur permettant une prise de décisions basée sur des données scientifiques. D'autres pays font usage des avis fournis par la FAO et l'OMS par l'intermédiaire des travaux d'organismes d'experts tels que le JECFA, le JMPR, le JEMRA et les consultations d'experts FAO/OMS ad hoc. Le processus de consultation FAO/OMS sur la fourniture d'avis scientifiques aux Etats Membres et au Codex a identifié plusieurs questions devant être débattues pour améliorer la procédure et assurer l'intégrité des avis scientifiques. Une participation accrue des pays en développement (experts et données) a été soulignée en tant qu'objectif important nécessitant le soutien de tous. Des études de cas sur la considération d'autres facteurs légitimes pour la prise de décisions de sécurité sanitaire des aliments pourraient être partagées parmi les responsables de la sécurité sanitaire des aliments.

7. Utilisation de l'évaluation des risques en santé sanitaire des aliments (proposition faite pour le GF-1 révisée)

Plusieurs pays ont depuis quelques années adopté une approche basée sur les risques en matière de gestion de la sécurité sanitaire des aliments. L'expérience dans ce domaine augmente, et les expériences de certains pays pourraient servir aux autres.

Les pays qui n'ont pas encore établi de système de sécurité sanitaire des aliments basé sur les risques seront certainement affectés par les actions prises par d'autres pays qui ont eux adopté un tel système et qui pourraient partager leur expérience avec d'autres. Comme c'est une approche nouvelle, de nombreux pays pourraient s'intéresser à l'information et aux expériences grâce auxquelles ils pourront apprendre et qu'ils pourront éventuellement mettre en application dans leurs systèmes de sécurité sanitaire des aliments.

 

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